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En Réponse au professeur de la blâme et de la critique: Votre analyse des prises de positions du Patriarche Sako laisse à désirer

En Réponse au professeur de la blâme et de la critique:
    Votre analyse des prises de positions du Patriarche Sako laisse à désirer

Par : Abdolla Markos Rabi, Doctorat en Sociologie (PhD)
   
   Traduction: P. Noël Farman     

    J'ai poursuivi l'entrevue réalisée par Assyria TV avec le professeur Efrem Yldiz le 22/11/2017 suite à la lettre de blâme et de critique qu'il avait adressée à S.B. Mar Louis, Patriarche de l'Église Chaldéenne. Cette lettre était écrite suite aux recommandations et décrets promulgués par le Synode de l'Église Chaldéenne, tenu dernièrement à Rome (4-8 octobre 2017). Les résultats de ce Synode n'ont visiblement pas été bien accuillis par le professeur. C’est, d’ailleurs, ce que reflétaient ses réponses aux questions posées par l’intervieweur avec l’état émotionnel et d'agitation qu'il a montrait pendant l’entrevue.

Vue globale de l'entrevue

Mon impression général sur l'entrevue est qu'il s’agit spécifiquement d’une question posée par le journaliste au professeur: "Voici la deuxième fois que vous envoyez un message critiquant les conduites du Patriarche Sako dans sa gestion de l'Église Chaldéenne! Quelle est la raison derrière ces deux lettres?"

J'ai aussi compris que les lettres ont été adressées en Anglais et en Soureth (Néo-Syriaque), ce qui a été justifié par le professeur que "les générations actuelles ne comprennent plus le message en Soureth." Or cela relève d’une déclaration grave de la part d’un activiste sur les quesions ethniques de notre peuple, pendant que certains se lamentent avec leurs soucis sur la survie de la langue et de la voire réanimé en langue vivante. Il révèle donc que le Soureth ne serait guère un moyen efficace et commun de communication sociale pour notre peuple; en considérant que le discours dans ses deux lettres ne serait pas compris s'il l'avait seulement fait en Soureth, sans avoir recours à d'autres langues.

Un autre coté s'est manifesté dans cette entrevue, c'est le manque d'harmonie dans la réponse qui ne s'affluait pas d'une façon comprise ou dans un contexte homogène et harmonieux, car le spectateur pouvait bien se heurter à l'incompréhension de ses énoncés et de son objectif dans les deux lettres en voyant le professeur recourir à plus d'une langue dans ce dialogue. Ce qui m'a aussi frappé ces sont les termes utilisés et qui ne s'élevaient pas au niveau responsable d'un enseignant universitaire. Et comme il se présentait avec le degré de professeur, ses réponses et ses justifications, auraient dû être cohérentes avec ce niveau scientifique. C'est ce que l'on va voir ci-dessous.

Quant au journaliste, il semble que sa façon de poser des questions soit provocatrice et va de paire avec ce que l'invité vise, plutôt que d'être professionnellement impartial et objectif dans ses questions. Les effets de l'affiliation idéologique ont également été ressentis, aussi bien chez le journaliste que chez son invité. Finalement, il semble que ce qu'il a envoyé à S.B. le Patriarche Mar Louis sont deux lettres dans le même contexte.

Le Commentaire

Me voici maintenant répliquant à la réponse du professeur, et ce, à la question posée par le journaliste sur la raison d'avoir adressé les deux lettres au Patriarche Mar Louis:

"La raison pour laquelle je lui ai écrit la première fois, c'était lui dire: le chemin que vous suivez mène à la régression, ce n'est pas un chemin d'amour, d'unification et d'harmonie. En cette première fois, je lui ai dit: vous êtes un père spirituel et non un père mondain. Ne descendez pas bas avec votre sacerdoce à quelque chose de profane; mais comme vous l'avez vu, je n'ai pas trouvé de changement dans ses actions; comme si tout son effort se concentrait sur sa poursuite de la question suivante: comment, moi, je vais établir un nouveau nom, une nouvelle nation, et encore dans un même pays d'Assur où il serait un autre nom que celui du pays d'Assur."

La réaction du professeur et ses conseils sont là pour être à l'encontre de ce qui est ressorti du Synode comme recommandations et décisions, lesquelles ont visé à préserver l'identité chaldéenne! El le voici les répéter dans le même contexte de son mot, quitte à créer la confusion chez l'auditeur qui pourrait se demander: Est-ce qu'il se répète ou il cite un autre point. Pourtant je vais essayer dans ma réplique de le suivre, paragraphe par paragraphe.

Dire: "je ne trouve pas de changement dans sa conduite"

Cette observation n'est pas correcte psychologiquement parlant! Et pour preuve le professeur s'attend, et non sans confiance, à des résultats de ses lettres adressées. Que ses lettre soit adressée à quelqu'un, quel que soit sa position et ses responsabilités; qu'elles soient adressées à un enfant ou un jeune homme, ignorant ou instruit… comment s'attendre à ce que cela change des attitudes et des actions; Or, selon les principes de la psychologie sociale, la question de la transformation dans les attitudes et des tendances par rapport à des phénomènes et des événements, cela est un processus très difficile. L'être humain aurait besoin de changements radicaux et une poursuite consistante avec l'étude de toutes les variances, et tout cela pour faire bouger la réflexion d'autrui ou son attitude en ce qui concerne ses propres convictions.

 Cette question de changement, dépendra de ce qui caractérise la personne comme qualités génétiques et acquises. Par exemple, l'enfant est facile à lui faire changer de position; ce qui est difficile chez l'adolescent, et plus difficile encore chez les adultes plus que chez les jeunes. Cette tentative serait plus facile chez les laïcs à comparer avec les hommes du clergé; comme nous pouvons trouver cela difficile dans le milieu rural plutôt que dans le milieu urbain. Ainsi la question du changement dépend de la nature du comportement ou de l'attitude que l'on vise dans ce changement. Changer d'habitudes est plus facile que de changer de traditions; les traditions elles mêmes sont plus faciles à changer que les valeurs établies, y compris les valeurs religieuses. Ce ne sont que des exemples de comparaison qui se succèdent, où il n'y a pas lieu ici d'y aller dans les détails qui ne devaient pas manquer, d'une façon ou d'une autre à un professeur d'université.

Le patriarche Sako est un père au plan spirituel et social

Je m'adresse au professeur en disant: À votre opinion, une homme de religion est exclusivement un père spirituel! Cela est selon ma considération une opinion qui cloche, d'autant plus qu'elle est exprimée de la part d'un professeur universitaire; car elle n'absorbe pas le facteur qui combinerait le rôle du membre du clergé par rapport aux différentes mutations de la société et de sa structure; en voici le pourquoi:

L'homme de religion quelque soit son degré ecclésiastique est membre d'une institution. Il est en même temps membre d'un milieu social. Il a lui même ainsi que son institution une interaction sensée être dynamique et constante avec les autres institutions impliquées au cadre social, entre autres, les institutions familiales, politiques, éducationnelles ou financières. Ces mêmes institutions maintenaient d'antan une très proche interférence entre elles dans les milieux sociaux traditionnels. Toutefois elles obtinrent chacune un profile distinct dans la société moderne de nos jours. Or sur le plan scientifique et sociologique, une institution sociale ne pourrait pas être isolée des autres et ce, au dépens de sa survie.

Dans ce même sens, chaque institution est à fonctionner en harmonie avec son curriculum, subvenant aux besoins des individus. Ces fonctions sont d'un caractère consistant à travers l'histoire, pendant que le mode de rendement, changerait d'une époque à une autre, dépendant des mutations en cours; ainsi, pendant que l'institution religieuse était complètement intégrée avec la politique dans les civilisations de jadis, néanmoins, elle s'est transformée progressivement dans ses modes fonctionnels et relationnels pour acquérir une indépendance, à l'époque médiévale. Mais elle gardait son rôle directe en ce qui concerne les phénomènes de la vie, et d'une façon différente de ce qu'en était le cas dans les anciennes civilisations. Suite à l'âge des Lumières et ses répercussions, un recul est advenu en terme des interventions ecclésiastiques directes dans les affaire vitales et politiques. Ces interventions se sont restreintes à la bénédiction des actions et des activités et de fournir les conseils au besoin pour le bien des fidèles.

D'un autre coté, la communauté humaine du XX siècle, sous l'impacte d'une certaine mentalité, s'orientait à minimiser le rôle de la religion au niveau social. Mais avec le XXIème nous pouvons percevoir, que ce rôle des religions, au plan mondial, a rebondi, et d'une façon toujours plus ample, que cela a mené à des guerres dévastatrices, comme c'est le cas au Moyen-Orient, et dans d’autres parties du monde. Cela est arrivé suite au déclenchement d’une montée de fanatisme religieux radicalisé dans les communautés humaines. (Ce qui est un objet d’études et de recherches sociologiques en cours).

Dans ce climat, notre peuple chrétien, avec toutes ses ethnies en Irak, a eu la lourde part qu’il a subie à cause de la montée de ce fanatisme religieux et de ses conséquences: persécution, déplacement et massacres. Ces événements restent bien évidents aux yeux du monde entier. Alors, qu’attendez-vous du patriarche Mar Sako? Restera-t-il dans sa cellule à prier pour nous et juste à la façon des moines priant pour que les villages soient épargnés du mal, pendant que lui il a son rôle et sa responsabilité de leader. Ne sommes nous pas, plutôt en attente que tout en priant, il soit en solidarité avec les communautés, devant leur situation tragique; qu'il déploie, dans les formes possible, toutes sortes d’efforts, afin que ces gens soient soulagés de ces détresses. Ces actions impératives, s’imposent surtout lorsqu'il n’y a pas d'autres alternatives.

Voici un exemple imprévu et significatif: Lors de l’invasion de nos villes et villages de la part de DAESH, le Régime de l'État islamique, la plupart des partis politiques, sensés représenter officiellement notre peuple, se sont éclipsés; leur présence n’a guère était visible pour secourir le peuple. C’est l’Église qui a eu l’initiative de déployer tous les efforts possibles, avec une présence prévoyante de Sa Béatitude et sous l’égide de sa responsabilité, l'Église Chaldéenne a témoigné de cela à tous les chrétiens de l’Irak.

Le rôle du Patriarche Sako

Ainsi pouvons nous dire et à forte raison que le rôle du patriarche Sako est loin d’être marginal pour le sous-estimer. Il a eu son rôle non planifié par quiconque. En plus, Sa Béatitude, ne recherche pas -comme vous l’avez prétendument et sans courtoisie supposé- qu’il devienne ministre ou chef d’État ou de parti politique. Toutefois il fait appel et selon chaque circonstance à ce que les fidèles, chacun selon son potentiel, contribuent pour sauver le peuple; il lance ses appels sur le niveau officiel, local, régional et international. Il donne ses conseil aux politiciens sans s'interférer dans leurs affaires. Il appelé les politiciens de l'Irak en ces termes: "Nous voulons qu'un état civil se construit sur la base d'une constitution laïque, en quête de paix, fraternité, acceptation d'autrui et de solidarité." Tout cela est-il une interférence avec la politique? C'est ce que d'ailleurs proclament et font appel, ses homologues, chefs des autres Églises, lesquels étrangement ne sont pas sujets à la critique. Les critiques sont faite principalement au patriarche Sako.

Cette contradiction dont vous avez fait preuve parait paradoxalement sous les effets d'une idéologie qui vous domine, et qui se reflète même sur les questions de votre intervieweur, ce qui est loin d'être objective.

Une autre question se poserait aussi dans le même domaine: La suggestion du Patriarche et son encouragement, voir, sa contribution à la fondation d'une Ligue Chaldéenne culturelle et sociale. Est-ce que vous considérez cela comme une interférence dans le domaine politique? Pourtant les objectifs de cette ligue sont très claires: construire, renforcer et consolider la culture et l'identité chaldéenne. Si donc vous concevez que l'appel à promouvoir l'identité chaldéenne et ainsi la culture chaldéenne est un appel à la division, alors je trouve que vous trompez complètement. Par contre, ce sont de nombreuses instances culturelles qui réclament au Patriarche d'être le pionner de la conservation de l'héritage, sous son égide patriarcal avec le souci de sauvegarder l'identité chaldéenne. Ces appels lui sont parvenus de la part de plusieurs professeurs universitaires en Europe et ailleurs. En effet l'appel à préserver l'identité culturelle et ethnique des fidèles de l'Église, ne serait pas d'ordre mondain, et cela ne concernerait pas exclusivement les laïques. Le patriarche lui même fait part de ce contexte, il le vit et il y va de l'exercice de sa mission religieuse dans le cadre de cette culture.

Le patriarche Sako est un chercheur

Tout en étant un homme de religion, le patriarche Sako est aussi un chercheur, tout comme vous et comme bien d'autres. Il étudie, fait des recherches dans le développement de son expérience et de ses informations et connaissances sur les phénomènes vitaux; autrement dit, attendez vous que le chercheur soit obstiné et enfermé à ses idées -comme malheureusement serait votre cas-; le chercheur, doit il être enfermé à lui-même? Si cela est acceptable, nous n'aurions pas eu de progrès au monde ni de transformation vers le meilleur; nous serions comme les tribus de l'Amazonie et de l'équateur, enfermées sur elles-mêmes sur leur crainte de regarder un miroir. Veuillez réviser vos acquis et vos principes scientifiques par rapport aux événements et phénomènes dans votre domaine de compétence. Il doit y avoir un changement ou une évolution qui s'est produite dans vos pensées. Ces principes de base dans la recherche scientifique, peuvent échapper à la conception d'un lecteur ou d'un écrivain ordinaire; mais un professeur d'université de votre honneur pourrait certainement les percevoir, parce que cela fait partie de son vécu. Ceci étant dit, ce ne serait pas surprenant qu'il y aurait une évolution dans les réflexions et prises de positions du Patriarche, tout comme tout autre chercheur.

L'idéologie de l'origine et de l'appellation

Le principe idéologique ci-dessus et qui vraisemblablement vous a poussé à critiquer le Patriarche sur le sujet de l'appellation de notre peuple, je peux aborder ce sujet en bref, car il est amplement élaboré dans mon livre, paru à la fin de l'an dernier, sous le titre: (Chaldéens, Assyriens, Syriens face au conflit de l'appellation- analyse sociologique), que vous pouvez obtenir de la branche de la ligue chaldéenne en Europe, sinon je suis prêt à vous l'envoyer par la poste. À cet égard, l'explication est comme suit:

Le Patriarche Sako n'établit pas un nouveau nom ou une nouvelle nation, ni sur "la terre d'Assyrie" ni ailleurs.

Sa Béatitude voit la réalité comme tout chercheur scientifique verrait le réel en soi. Il perçoit trois groupes ethniques: Chaldéens, Assyriens, Syriens vivant ici bas et il part dans sa mission de servir les ethnies, selon ses concepts de père spirituel et non comme un idéologue politisé par la philosophie de son parti. Et pendant qu'il voit que ceci est le réel de notre peuple mésopotamien, en même temps il n'a pas à interférer avec les autres églises et leurs groupes ethniques, et ceci par respect du système de l'éthique et évitant le chaos; en retour, il n'y aurait pas lieu que les autres chefs religieux, de leurs cotés interférent dans les affaires d'autrui, rien que pour la coopération et la solidarité en face de ceux qui guettent les chrétiens en vue de les anéantir.

Le patriarche visant au maintien du chez soi chaldéen

C'est dans cet esprit que le Patriarche Sako se soucie de bâtir le chez soi chaldéen et fait appel à la solidarité de ses fidèles partout où ils se trouvent, soit dans la patrie ou dans les pays de leur expansion au diaspora. Il vit nécessaire de trouver un outil pour atteindre cet objectif, de là l'initiative de faire établir la ligue chaldéenne; la philosophie de cette organisation repose sur la réalisation de divers objectifs visant à construire la maison des Chaldéens, et pour maintenir l'identité chaldéenne, tout comme les autres communautés ethniques des chrétiens du Moyen- Orient. Chacune de ces communauté a son organisation culturelle l'encourageant à maintenir son identité ethnique. Qu'est ce que donc cela signifierait de s'opposer dans ce domaine uniquement contre les Chaldéens?

Pourquoi donc selon votre avis, le synode chaldéen est dans son plus bas état de dégradation? Est-ce parce que le Synode défend l'identité de ses fidèles chaldéens? C'est même ce qu'exigent les conditions actuelles de notre peuple, que cette identité soit reconnue par leur chefs spirituels; et ceux-ci font d'ailleurs partie de leur même appartenance ethnique. Ils détiennent donc le droit de défendre et de trouver des moyens de maintenir cette identité? Or pendant que vous avez sous estimé le synode de la sorte, d'autres l'ont qualifié comme le synode le plus efficace et le meilleur de l'Églises chaldéenne. En effet, tenant compte des circonstances obscures qui entourent l'Église avec ses croyants, voici que les membres du synode se réunissent pour en décider des affaires de leur appartenance ethnique et de la maintenir, tout en entreprenant leurs taches spirituelles. En effet la collégialité des évêques n'a pas eu d'objection là-dessus, pour la simple raison qu'ils discutent et approuvent démocratiquement selon leur propre conviction. Ceci est en soi une réfutation à vos propos, et une admission de votre bouche en faveur du patriarche! ou alors ne croyez-vous à la démocratie?

Dire: En ce qui concerne mon entité, je suis Assyrien

Professeur, ni le patriarche ou personne d'autres, ne vous impose de vous prendre pour chaldéen, syrien, arabe, assyrien, kurde ou français. L'adhésion à un groupe ethnique ne se décide pas par une loi ni par une autorité et donc cela ne s'impose pas à l'individu. En effet l'adhésion ethnique est le résultat d'un héritage d'ordre social en raison de l'éducation sociale à la quelle l'individu est soumis depuis son très jeune âge. Ceci arrive en interaction avec le motif d'affiliation dans l'esprit humain. Le sentiment d'appartenance ethnique fait partie des processus mentaux, il nous aide à nous comprendre et à comprendre notre entourage; cela aboutit à la conscience de tout individu par rapport à lui-même, c'est à dire une conscience de soi-même et de ce qui nous entoure; l'individu se rend compte alors qu'il est une personne sociale ayant ses émotions, ses réactions et ses réflexions. En effet la personne humaine réagit aux influences extérieures en interaction avec ce qui est inné à l'intérieur de soi; cela se fait à travers les signes émotionnels, et tout ce qui lui inspire une prise de conscience; cela lui donne une alerte sensorielle, l'équipant d'une capacité à choisir, ensuite choisir sa relation avec le milieu extérieur comme avec sa propre qualité d'influencer ce milieu. Alors le sentiment de l'individu prend conscience de ceux qui l'entourent que ce soit en ce qui les distinguent de lui ou en ce qu'ils ont en commun avec lui. Alors il est attiré à s'identifier à ce group humain portant avec eux un nom commun, avec ce qu'ils ont ensemble en commun.

Dans l'analyse de cette perspective sociologique je considère aujourd'hui qu'il y a trois groupes d'entités ethniques. Chacun de ses groupes détient des sentiments d'appartenance communs entre les individus de chaque groupe, soit: les Chaldéens, les Assyriens et les Syriens. Il n'appartient donc pas, à moi d'abord ni à vous, et comme je vois que c'est le cas pour le patriarche, il n'appartient à personne d'autre, de vous imposer ou d'imposer à d'autres, nos mêmes sentiments d'appartenance ethnique.

Ainsi, ce qu'ont approuvé les membres du Synode, concerne tous ceux qui expriment le sentiment d'appartenance ethnique aux Chaldéens. Ceci ne concerne donc, personne d'autre, comme cela ne s'impose à personne d'autre. Par conséquent, comme vous êtes conscient de votre appartenance Assyrienne, il y en a d'autres chrétiens au Moyen-Orient qui sont convaincus de leur appartenance soit Syrienne, Chaldéenne, Arabe, Kurde…

Vous vous demanderez inévitablement, à travers votre entrevue:
Comment se fait-il que je sois Assyrien et en même temps membre de l'Église chaldéenne?

Vous dites bien: Je suis historien. Vous a-t-il donc manqué de noter que l'Église d'Orient a eu parmi ses fidèles, des gens de différents groupes ethniques: Arabes, Kurdes, Perses, Turkemains, Afghans, Indiens, Chaldéens, Assyriens et Syriens? L'église est internationale et universelle, elle n'est pas aliénée exclusivement à une nation ethnique spécifique. Si elle s'exclurait à une nation spécifique, cela irait naturellement à l'encontre de ses principes chrétiens. Le problème que nous avons concerne les différentes appellations ethniques de nos différentes églises qui ressortent chacune de l'église de l'Orient à cause de leur différentes dénominations doctrinales et rituelles. Ce qui donne l'impression que l'Église Chaldéenne appartient seulement aux Chaldéens, l'Assyrienne aux Assyriens uniquement, et selon la même impression l'Église Syrienne appartiendrait exclusivement aux Syriens. Cela représente une erreur historique relative aux noms ethniques des églises, si elles s'excluraient à une ethnie spécifique.

En effet si l'Église a son droit à porter un nom ethnique, mais aussi et en accord avec sa mission évangélique, elle se garde ouverte à accueillir les autres ethnies. Par conséquent, tout en prenant en considération le nom ethnique des églises, y aura-t-il une objection, si quelqu'un d'autre voudrait y entrer, qu'il soit kurde, arabe musulman ou bouddhiste de telle ou telle nationalité? Lui dirions nous: cela ne t'est pas permis, car tu n'es ni Assyrien ni Chaldéen! Naturellement, l'église ne pourrait pas le refuser au prix de sa fidélité au commandements du Christ. Au Canada des cas spécifiques ont été bien traités. Ne sont-ils pas maintenant des Indiens parmi l'Église assyrienne, y compris les évêques et les prêtres? Sont-ils assyriens? Et les Indiens de l'Église syriaque en Inde sont-ils syriens? De même en Jordanie pour les Arabes de Ma'daba, comme me l'avait expliqué, à Amman, le Père Hanna Chaldani. Il n'y a donc pas de contradiction à ce que Votre Excellence, ou toute autre personne qui revendiquerait d'être d'ethnie Assyrienne ou Syrienne, qu'il soit accueillie au sein de l'Église Chaldéenne et vise versa.

S’accrochant aux paroles du Patriarche Bidaweed

En ce sens, je dirais que c’est une erreur que de s'accrocher à ce qu’a dit le Patriarche Mar Raphael Bidaweed: "Je suis Assyrien." D'ailleurs, qu’est ce qui empêche qu’il soit Assyrien, si vraiment il était convaincu de cette appartenance qu’il aurait lancée, vraisemblablement pour consolider les concepts de rapprochement dans la période où il était membre du "dialogue entre l'Églises Assyrienne et le Vatican." D'autre part, vous oubliez qu'il y a plusieurs patriarches dans une série de patriarches des Églises Orientale et qui étaient des Mongols, des Arabes et des Perses, je vous invite à faire une recherche à ce propos. Et qui sait! Nous pourrions dans le futur, avoir des patriarches d’origine kurde, arabe ou perse. De plus, l'opinion du patriarche Bidaweed est personnelle, pour la simple raison qu’il n’est pas spécialisé dans l’histoire et que son domaine scientifique c’est la théologie; et il n’y a pas de relation entre la théologie et l'appartenance ethnique. Ajoutons aussi : pourquoi sa déclaration (le Patriarche Bidaweed) n'interfère-t-elle pas avec la politique alors que la déclaration du synode et les activités du Patriarche Sako interfèrent-elles avec la politique? N'est-ce pas là une confusion contradictoire chez vous comme chez l’interlocuteur?

Le spirituel et l'ethnique

Lorsque le Synode Chaldéen reconnaît des questions concernant la culture et l'identité chaldéennes ou la mise en place d’une organisation comme la Ligue Chaldéenne ceci est en vue de la sensibilisation à l’appartenance chaldéenne ethnique, pour ceux qui y croient et qui sont au sein de l'Église Chaldéenne. Néanmoins, lorsque le Synode traite de questions concernant la spiritualité, la liturgie ou ce qui relate aux sacrements et aux doctrines, ceci évidement implique ceux qui sont au sein de l'Église chaldéenne, indépendamment de leur appartenance ethnique. Ici aussi, je ne pense pas qu'il y ait un problème entre votre appartenance à l'Église chaldéenne et le fait que vous soyez passionnément assyrien. Cela va de même pour quelqu’un qui soit Arabe, comme dans le diocèse du Liban ou qu’il soit kurde. Ici la Ligue d'est pas de votre domaine, mais elle concerne juste ceux qui nourrissent le sentiment de s'identifier comme Chaldéens. Quant aux fraternités spirituelles, elles peuvent bien vous concerner, en tant que membre de l'Église Chaldéenne spirituellement parlant, et elles sont disponibles à quiconque le veut.

Cela n'empêche pas, non plus, que vous soyez un fils de l'Assyrie, que nous le voulions ou non, comme exprimé dans votre entrevue. De la même façon vous ne pouvez empêcher quiconque d'être Chaldéen que vous le vouliez ou non car c'est ainsi qu'il s'est identifié depuis son âge précoce. Ici, et concernant votre déclaration "notre peuple, entendait bien que ce mélange et jumelage entre les deux noms Chaldéens-Assyriens, que cela sous entendait le côté religieux avec le nom Chaldéen et le côté ethnique avec le non National Assyrien" nous pouvons dire voila une erreur historique dans la mentalité de celui qui prend les choses comme telles. Tout simplement, parce qu'une doctrine religieuse ne se nommerait pas chaldéenne, car les doctrines/ dénominations religieuses chrétiennes, sont bien connues, elles ont été mentionnées dans l'entrevue, par Votre Excellence, comme quoi: le catholicisme, l'orthodoxie, les communautés de la réforme comme, entre autres, les protestants, anglicans… et ainsi pour l'Église de l'Orient à laquelle on donnait le nom péjoratif de Nestorienne. Pour en revenir à votre question, dans ce domaine, nous dirions: C'est bien correct que ceux qui se prennent pour des assyriens fassent partie de l'Église Chaldéen Catholique.

Les dénominations ethniques ont été superficiellement collées aux noms de ces Églises, soit, Chaldéennes, Assyriennes, Syriennes, Arméniennes ou autres… La dénomination aurait été lancé à l'église chaldéenne l'an 1445, lorsque des (Nestoriens) ont embrassé le catholicisme admettant d'être appelés chaldéens. Le document concernant ce fait, vous pouvez bien le trouver comme tel aux archives du Vatican. Par ailleurs, l'église qui s'est séparé de l'église de l'Orient en 1968, s'identifié à la même affinité Assyrienne. Dans le même sens l'Église d'Antioche, aurait pris aussi le nom d'Église Syrienne, lorsqu'une partie des ses fidèles ont embrassé le catholicisme, lorsqu'ils étaient évangélisés par les missions catholiques.

Tout ceci étant dit: À l'encontre de ce que vous avez prétendu dans l'entrevue, Mar Louis n'a pas divisé les fidèle d'une église en deux ethnies nationales, car ceci est juste l'évidente réalité. Autrement dit, les fidèles de cette église sont multi-ethniques comme le sont les autres églises, y compris l'Église Assyrienne elle-même lorsqu'elle accueille parmi ses membres, un kurde, un Chaldéen ou un fidèle de toute autre ethnie.

Quant à ce que vous avez été mené à exprimer dans votre allégation répétée à maintes reprises dans l'entrevue, que: "le Patriarche a déclaré en France: Nous somme une église Chaldéenne, celui qui ne le veut pas je le jetterai dehors." Je suis certain que cela n'a pas été exprimé par S.B. en tant que haut responsable d'une grande église, que ses dires ont été falsifiés. Mais Sa Béatitude n'accepterait pas de changer le nom ethnique de l'église , et que personne ne pourrait nous imposer un double nom d'Église Chaldo- Assyrienne, ou le peuple Chaldo-Assyrien. Sa Béatitude aurait bien confirmé que ceci n'est pas admis; ainsi ses paroles auraient été détournées dans le sens que vous voulez.

Dire: "Me voici depuis 30 ans profondément impliqué en études et je connais notre histoire.

 Vous ne croirez certainement pas que vous avez été le seul à être impliqué dans les études depuis 30 ans. Selon vos dires, vous êtes historien, pour ma part, j'ai constaté, à ce que j'ai appris à votre propos que voue êtes spécialisé en Araméen et en Hébreux; ce qui veut dire que vous ne seriez pas historien, avec la compétence d'un historien spécialisé dans les anciennes populations, ce qui comprendrait, en plus de la langue, l'histoire, l'anthropologie, la sociologie et la psychologie, afin d'acquérir un vision globale et précise de leur nature sociale et culturelle. À mon étonnement, je trouve que vous confondez votre identification politique avec votre compétence scientifique. Or il y en a plusieurs de notre peuple avec ses trois ethnies qui sont plus ou moins de votre cas; eux aussi ont étudié et se sont approfondis dans la science historique. Ils l'ont étudiée et l'ont enseignée à leurs étudiants; ceux-ci seraient en désaccord avec vos données historiques, car vous voulez nous dire que nous sommes (Assyrians d'ethnie nationale et que nous appartenons à différentes doctrines religieuses). Ici aussi, je ne peux pas entrer dans plus de détails et je vous invite de nouveau à voir mon dernier livre mentionné ci-dessus. Il comprend un résumé essentiel de mes idées sur le sujet de l'appellation. Et je voudrais vous faire part de mon coté, que moi aussi que je suis en train d'étudier et d'enseigner la sociologie et l'anthropologie avec; j'ai également

écrit et fait des recherches pour plus de 30 ans, cela m'a conduit à ce qui suit:

Nous qui appartenons aux trois groupes ethniques, Chaldéens, Assyriens et Syriens, nos origines remontent aux tribus Mésopotamiennes qui vivaient sur la terre de la Mésopotamie, avec ses deux parties Babylone et Assyrie. Ces tribus se sont luttées entre elles sous le système tribal en vigueur à l'époque; ces luttes étaient en l'honneur du roi et pour la domination des ressources. Il ne s'est pas trouvé selon les théories de l'anthropologie en ces temps, ce qui est connu aujourd'hui sous le sentiment d'appartenance ethnique ou nationale, lequel serait inventé actuellement par les politiciens. L'appartenance était d'antan, à la divinité et à la glorification des rois. D'autres parts, je n'ai pas vu d'article découvert dans les excavations archéologiques comme je n'ai pas trouvé de chroniques royales, qui auraient mentionné la nationalité assyrienne, chaldéenne, syriennes ou autre.

Le sang de ces groupes s'est mélangé de racines, et la civilisation de leur culture ethnique est mixte dans toutes ses dimensions, aussi bien entre elles qu'avec les tribus d'envahisseurs provenant d'autres régions en dehors de la Mésopotamie, à commencer par les premiers Euphratéens, suivis de Sumériens, Akkadiens, Kutiens, Amorites, Hittites, Kishites, Hourites, Assyriens, Chaldéens, Araméens, Perses, Séluciens, Parthes, Sassanides, Arabes, Mongols, Tatars, Safawittes et les Ottomans. Ces population se sont répandues, en Mésopotamie en vertu des facteurs de guerre, de migration et de persécution. Aucune des époques historiques, n'a été épargnés des mutations géo-démographiques de ces groupes ethniques, sure la terre Mésopotamienne. À cet égard, je vous prie de consulter le livre de Oded Bustenay "Mass deportation and deportees in the new-Assyrian Empire" publié en 1979. Vous remarquerez combien de populations ont été importées par les rois Assyriens dans leurs guerres et comment ils les ont installées sur la terre d'Assyrie, y compris les Chaldéens de Babylone, et en nombres énormes.

J'espère que vous n'allez pas me dire: Ces populations se sont retournés, comme l'auraient dit certains d'autres manquant de vision analytique, et qui prétendant que ces différentes populations se sont retournées comme était le cas pour un nombre de Juifs qui se sont retournés à la terre promise. Or, le retour de ceux-ci est à cause de leur attachement à une doctrine divine en relation avec la terre promise; pendant que les Chaldéens ou autres, n'avaient pas auparavant une doctrine pareille; par surcroit les conditions et lois relatives aux prisonniers et déportés de guerre, n'étaient pas comme elles le sont de nos jours. En tant qu'historien, Votre Excellence, le sait comment les guerres ont causé, après l'invasion islamique et jusqu'à nos jours, le déplacement de notre peuple et comment ils étaient poursuivis à travers la Mésopotamie, jusqu'à ce qu'ils aient choisi (au Nord) la terre détenant une nature qui pouvait les protéger de l'oppression et du massacre.

Ainsi, selon la théorie de l'assimilation des civilisations et des fécondations croisée, biologiquement et culturellement, lorsque sang de ces populations s'est mélangé en Mésopotamie, ainsi que leur langue et leur culture avec divers éléments, de sorte qu'il est devenu difficile de faire la distinction entre eux sur le plan racial ou ethnique. C'est, plus tard, lorsque ces populations ont embrassé le christianisme, que leur dénominations ethniques se sont éclipsées, et ce, jusqu'au temps où se sont émergées, de nouveau, les tendances ethniques et doctrinales, lesquelles sont actuellement commercialisées par les partis politiques de notre époque.

En tenir aux historiens

Le fait que vous comptiez sur des historiens afin de connaître les racines de la civilisation chez les peuples anciens de la Mésopotamie et de ce qui s'est passé avec eux culturellement et socialement, ceci reste limité si cette recherche ne repose pas sur des concepts et des études de sociologie, d'anthropologie, de la psychologie et de la linguistique; c'est dans sa cohérence, que cette recherche vous donnera le meilleur résultat de l'étude de chaque phénomène, historiquement et actuellement.

Vous ne compterez pas sur tout ce qui s'écrit dans l'histoire, car de nombreux académiciens pourraient écrire sous les influences politiques, idéologiques et émotionnelles et raciales ou sous l'influence des politiques existantes, comme je pense est votre cas. Ici aussi, nous ne pouvons pas prolonger, ne serait-ce que par un seul exemple:
Vous avez dû entendre parler du fameux archéologue Irakien Behnam Abu Essouf; ses doigts d'archéologue ont excavé les différentes collines du Nord au Sud de la Mésopotamie. Comme il était sous l'ancien régime baasiste, il écrivait dans l'introduction de ses livres que l'Irak est un pays des Arabes et leur point central et qu'ils sont les héritiers de Babylone et d'Assyrie; puis après la chute du régime, un journalistes Assyrien, avait fait une entrevue avec lui , sur l'appellation, il a répondu: "Il n'y a ni nationalité ethnique ni peuple que la nationalité assyrienne et que nous tous nous sommes Assyriens." Après un certain temps, un journaliste Syrien l'a rencontré, à lui, il a dit: "C'est un mensonge de dire que nous ne sommes pas nous tous des Araméens, afin de dire que nous tous sommes syriens!" N'est-il donc pas étonnant qu'un universitaire distingué ait ce genre de discours avec les Médias?

C'est pour dire qu'il existe de nombreux exemples de ces écrivains et universitaires, et dans différentes communautés: Arabes, Kurdes et Syriennes. Qu'est ce que donc vous pouvez attendre, du chef d'un parti Chaldéen, Assyrien ou Syrien? Qu'allez vous conclure s'il aurait écrit un livre sur le sujet. Pourra-t-il être objectif ou plutôt il écrirait son livre selon la philosophie de son parti?

Enfin et à cet égard aussi, que pensez-vous, frère professeur, d'une citation que j'ai pu extraire d'un livre écrit dans la langue maternelle de notre peuple, par Kourash Jacob Shleimoun, et traduit en Arabe, à Chicago par William Mikhail, 1995). Kourash avait gradué de l'école supérieur en Urmia – Iran, école gérée par les missions d'évangélisation. Il avait adhéré au service militaire d'Urmia au rang de premier lieutenant. Son livret est intitulé «Histoire des Assyriens depuis le début du XXe siècle, en particulier pendant les deux guerres mondiales .» Il a été témoin oculaire d'évènement qu'il a vécus lui même. Il mentionne dans le premier chapitre de son livre p. 13 à propos de l'appellation «dans la période de la première guerre mondiale sont venus à Urmia certains de nos frères Assyriens en provenance d'Erawana. L'un d'eux était une personnalité bien connue et cultivé du nom de Dr Fereydoun Atoria. je me rappelle bien de ce docteur en compagnie du maitre Beniamen Arsanis ainsi que d'autres collègues à eux. Ils ont entrepris d'utiliser et d'expliquer le nom d'Assyriens, pour la première fois. (Remarquez bien: pour la première fois) Au début, l'utilisation de ce nom leur paraissait étrange, et beaucoup ne l'ont pas accepté (retenez bien: ne l'ont pas accepté), avec le temps ce nom a pu bien s'étendre jusqu'à de nos jours .» Fin de citation. Une question se poserait, Excellence, qui allez vous croire, ce témoin oculaire et l'homme cultivé de son temps, ou une personne d'autre? C'est dans ce sens que je dirais, qu'on ne peut pas juste compter sur les historiens.

En conclusion

Le patriarche Sako, n'a pas crée de division. Il n'a obligé personne et ne le fera à quiconque, pour lui imposer une appellation ethnique spécifique. Il n'est pas en train de monter un projet destructif; il ne vous enseignera pas quelle serait votre identité, car vous l'avez dans vos sentiments et vous la connaissez vous même. Il n'est pas quelqu'un qui détruit, et il n'est pas l'ennemi de votre identité ethnique. Il ne fait rien qui aboutit à la chute et à l'éloignement.

Mais le fait que vous vous basez sur ce qui se dit ici et là, en France ou en Iran, ceci n'est pas la manière d'un professeur d'université; car le chercheur ne compte pas sur "les dit-on" sans des preuves et sans des faits. C'est, plutôt, votre discours qui serait source de division, et qui sèmerait la confusion parmi les jeunes, et les pousserait à s'éloigner de l'église et non pas le Patriarche …

Oui, nos enfants aujourd'hui découvriront eux-mêmes qui sont-ils, et quelle est leur identité; la famille de sa part a sa responsabilité pour enraciner cette identité et la développer dans leur esprit.

Avec mes bons souhait pour votre réussite, je respecte chez vous votre appartenance Assyrienne, sans pour autant que vous sous estimiez, je vous prie, ce que vivent les autres comme esprit d'appartenance.

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* Le professeur Efrem Yldiz » de l'Université de « Salamanca » en Espagne, en entrevue, le 22/11/2017 avec Assyria TV à propos de sa lettre ouverte adressée au Patriarche Chaldéen S.B. Louis Sako. Dans cette lettre Yldiz s'est opposé au décret du Synod Chaldéen tenu à Rome (4-8 october 2017).

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